Votre préférence, madame: Blanche et éclatante, ou jaune et nouvelle?

Le blanc ou le jaune, lequel préférez-vous?

Le blanc ou le jaune, lequel préférez-vous?

On ne pouvait imaginer la semaine scientifique de l’agriculture en Afrique se tenir sans l’Institut nationale pour l’environnement et la recherche agricole  (INERA) du Burkina. Et bien en effet ! Ils sont bien présents et en grand nombre.

Parmi eux, l’équipe du docteur Jacob Sanou de la station de Farakoba dans l’ouest du Burkina Faso est venue à Accra pour exposer ses ”promesses hybrides”. La première ”promesse” est blanche et éclatante. C’est la plus ancienne. La seconde est jaune et toute nouvelle. Toutes deux sont des hybrides, c’est-à-dire le fruit de croisement entre deux variétés distinctes.

Les deux font la promesse d’une intensification de la production du maïs afin d’éradiquer ”la faim des hommes et des animaux”. Oui vous avez compris, il s’agit bien des semences de maïs hybrides le Bondofa (qui signifie ”remplir les greniers”) et le Komsaya (”la faim est finie”).

Blanc et jaune : lequel préférez-vous ?

Le premier a été développé depuis 1997, mais c’est en 2010 qu’il a commencé à être produit à grande échelle. Sur la fiche technique, on note qu’il permet d’obtenir des rendements moyens entre 7 et 9 tonnes à l’hectare. Aujourd’hui, environ 20.000 kg de cette semence sont produites permettant de couvrir 2000 hectares. « La production actuelle de semence ne suffit pas pour couvrir la demande. Il y a seulement cinq sociétés semencières au Burkina qui produire les hybrides. Ces sociétés vendent les semences même au-delà des frontières du Burkina, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Congo », explique Mme Jeanne Sib Kaboré de l’INERA.

Le second, le Komsaya a été développé en 2007 et c’est seulement cette année que des sociétés semencières se lancement dans sa multiplication. « A la fin de cette campagne, les producteurs pourront disposer de cette semence hybride pour la première fois », assure Mme Jeanne Sib Kaboré. Komsaya promet des rendements moyens entre 8 et 9,5 tonnes à l’hectare. Mais ce n’est pas tout. « Cette variété a cette caractéristique qui lui permet de garder le feuillage vert. Ce qui est une bonne nouvelle pour les éleveurs. On peut également le transformer facilement en couscous grâce à la texture de son grain », ajoute l’exposante.

Ah oui ! Mais…

En tant que semences hybrides, les deux ont des exigences. Pour réaliser pleinement leur promesse de remplir vos greniers et d’assurer la fin de notre faim, elles demandent des apports considérables en engrais (NPK et urée) et surtout un renouvellement annuel de semences. Et ça ce n’est pas tout producteur qui peut se le permettre. Compte tenu également du prix de la semence fixé par les sociétés semencières à 1500 francs CFA le kilogramme (3 dollars).

Mais Mme Jeanne Sib Kaboré est on ne peut plus claire quand elle déclare que : « Ces variétés ont été créées dans un but précis : intensifier l’agriculture. Ce n’est pas vraiment fait pour le paysan qui veut produire juste pour nourrir sa famille. C’est fait pour ceux qui souhaitent investir dans l’agriculture et rentabiliser leur investissement ».

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